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Poser le cadre à son enfant sans tomber dans la justtification ni la logorrhée, un peu de psy

09/07/2016 00:00
  Un enfant a besoin de l'adulte pour mettre en mots ce qu'il ressent et se sentir entendu dans ce qu'il exprime. C'est essentiel et primordial. Il s'agit de reconnaitre les émotions de votre enfant. C'est réelement difficile à vivre émotionnellement de ne pas pouvoir obtenir la satisfaction...

L'angoisse du huitième mois, un peu de psy

09/07/2016 00:00
Phase symbiotique: Les premiers mois, votre bébé est comme dans son monde tourné vers lui puisqu'il n'a pas encore conscience de ce qui est en lui et de ce qui est en dehors de lui. Progressivement, il regarde, découvre, essaie d'attraper ses mains puis ses pieds puis les objets autour de lui,...

Les débuts pour l'enfant de séparation pour aller vers l'individuation, un peu de psy

09/07/2016 00:00
  Evolution de comportement :   Passé les premiers mois ( phase symbiotique puis première phase de différenciation), la période qui suivra ensuite déroulera tout un processus de séparation-individuation. Votre bébé prend conscience profondément de l'individualité existante (c'est la phase...

A partir de quel moment poser des règles à mon enfant?

09/07/2016 00:00
Une maman me posa cette question aux sept mois de son enfant... Je ne veux pas qu'il touche des choses et qu'il les mettent à sa bouche. A partir de quand poser les régles? La première année, il est essentiel que vous vous caliez à votre bébé, à son rythme, à ses besoins. Chaque étape a son...

La propreté de l'enfant : un apprentissage, une envie d'être grand ou un dressage?

09/07/2016 00:00
Tout d'abord une tranquilité absolue...puis soudain ...l'école...la pression pour les parents se fait jour dûe à la nécessité institutionnelle et de ses moyens qui sont ce qu'ils sont aujourd'hui. Le couperet tombe : "Votre enfant ne sera accepté que s'il est autonome au niveau de la proreté, à...

L'accès au langage, un peu de psy

09/07/2016 00:00
     L'enfant est en prise directe avec la communication inconsciente.   La relation au bébé = place aux émotions : Le bébé est un être d'émotions. Il est sensible à l'environnement car son système sensoriel et perceptif est très développé. L'enfant a des besoins auxquels...

Questions de parents

Faut-il prendre mon bébé dans les bras quand il pleure beaucoup ou faut-il le laisser pleurer pour qu'il s'habitue à mon absence?
Sandrine, psychologie

 

Je peux répondre là de manière affirmative, oui !! Il a besoin que vous le rassuriez, que vous le preniez dans les bras ou simplement interveniez verbalement si cela suffit à chaque fois qu'il pleure, tel que vous le sentez en vous d'ailleurs. Les discours et les conseils tout fait venant de l'extérieur de part et d'autre vous font douter. Mais que se passe- t-il au fond ?

Il est très important pour la sécurité affective de votre nouveau né qu'il soit rassuré, pris dans les bras si nécessaire, que son besoin soit entendu et pris en compte et que vous soyiez à l'aise, tranquille avec cette idée. Il exprime par les pleurs une difficulté d'enfant importante pour lui, un besoin d'être rassuré, un inconfort, un besoin physique ou psychique qui nécessite d'être entendu et pris en compte.

Votre bébé dépend complétement de son environnement pour la satisfaction de ses besoins (nourriture, changes, soins mais aussi considéré, être rassuré, pris dans les bras, être avec un adulte disponible psychiquement, contact, douceur des mots, affection, etc...). Il ne possède pas les moyens d'y satisfaire seul. Il a besoin que vous y répondiez et vous l'exprime. Ce serait le laisser seul face à son mal-être en développant une souffrance et non confiance en son environnement que de le laisser pleurer sans intervenir et questionnant pour son devenir psychique et relationnel.

Plus vous interviendrez rapidement, plus il se sentira en sécurité alors plus vite et moins longtemps il pleurera. Plus les interventions seront efficaces, plus votre enfant va développer son sentiment de confiance (à son environnement et donc en lui-même). C'est essentiellement l'environnement (par la relation qu'il a avec l'enfant) qui contribue au devenir émotionnel et relationnel de l'enfant. Le vécu de l'enfant est le symptome de la relation familiale et environnementale.

L'habituer à votre absence en le laissant pleurer est totalement néfaste et improductif. C'est justement en répondant favorablement à ses besoins de manière adaptée qui lui permettra de grandir sereinement, en confiance parce qu'il saura qu'il peut se fier à vous, à vos interventions pour réagir et agir quand il en a besoin.

Ainsi, lorsqu'il devra passer ses journées avec d'autres personnes, il aura déja acquis une première expérience de confiance en son environnement sécure.

C'est à l'environnement de maintenir cette sécurité pour votre enfant, cette adaptation à votre bébé, de répondre favorablement à ses pleurs et pas le contraire.

Mon enfant a mordu un copain et il le fait souvent. Dois je le mordre pour qu'il comprenne que ça fait mal ?
Sandrine, Psychologie

 

Surtout pas ! ca ne servirait à rien d'autre que de lui faire mal.

Si votre enfant exprime ce besoin récurent de mordre un autre enfant, c'est probablement qu'il est en souffrance malgré les apparences, qu'il n'est pas compris dans ce qu'il manifeste et qu'il a besoin d'être entendu dans ce qu'il exprime. Il a des choses à dire, cherche le contact et ne s'y prend pas de la meilleure façon qu'il soit pour lui mais apriori n'arrive pas à l'exprimer autrement.

 

Avant toute chose au moment où cela arrive, il est important de lui poser l'interdit et qu'il sente que vous le posez sérieusement à chaque fois, sur un ton et une attitude adaptés. Une attitude d'autorité qui montre que c'est vraiment sérieux pour vous, un ton ferme sans vous mettre à tergiverser avec lui. Il est important qu'il vous sente au clair avec ça, qu'il sente dans tout votre Etre que vous ne changerez pas d'avis sur la question de l'interdit. Que vous soyiez au clair avec votre propre frustration pour lui poser les limites structurantes sans en culpabiliser et pas quelque chose de léger lui faisant penser qu'il pourrait être autorisé de transgresser ultériieurement selon votre humeur. Auquel cas, il n'y comprendrait rien.

C'est trés angoissant et destructurant pour un enfant de ne pas pouvoir être arrété dans son élan pulsionnel. Il a besoin de l'adulte pour l'aider à cela et lui permettre de s'apaiser en lui posant l'interdit. Jusqu'à environ 3 ans, il n'est pas en mesure de le faire tout seul. Après 3 ans (âge également où la permanence de la mère semblerait être bien amortie), si les limites lui ont bien été données il a déja intégré assez de choses qui lui permettent d'arriver à contenir ses pulsions et passer à une autre étape de son développement.

 

Je rappelle qu'il n'est pas question de l'humilier, de le rabaisser, de le comparer avec d'autres ni lui crier dessus. Hurler en déchargeant une colère serait d'un autre ordre et aurait avoir avec l'histoire de l'adulte là. La colère excessive et démesurée sur l'enfant appartient à l'adulte et ne sers à rien à l'enfant, ne l'aide pas à canaliser son agressivité bien au contraire l'augmente et rajoute une difficulté pour lui.

 

Ensuite, il est aussi important d'entendre son message (car là il appelle l'adulte) pour essayer de le comprendre et pouvoir l'aider.

Que s'est-il passé dans sa vie, lui a t'on caché des choses, vit-il une situation particulièrement difficile en ce moment, y a t-il un changement perturbant dans sa vie, vit-il dans un environnement trop répressif et agressif pour lui en collectivité ou autre, a t-il entendu des choses qui ne le concernait pas et qui peuvent l'inquiéter, vit-il l' approche de l'autre comme agressive pour lui, a t-il appris comment aller vers l'autre,...tout autant de questions auxquelles il importe de réfléchir.

Il est interdit de faire du mal à soi-même comme à autrui et il a à l'apprendre (cest la même loi pour tout le monde qui nous permet de vivre harmonieusement en relation, en société) et que ça lui soit dit à chaque fois qu'il réagit ainsi mais là n'est pas la question de fond aujourd'hui.

Il est essentiel d'aller chercher à comprendre avec votre enfant ce qui le fait réagir ainsi.

Si vous vous mettez à le mordre, comment voulez vous être crédible à ses yeux quand vous lui expliquerez fermement qu'il est intedit de mordre?

L'adulte est son repère, son modèle. Il s'identifie à vous. En le respectant dans son corps et sa chaire, il respectera plus facilement l'autre également car la règle sera alors la même pour tout le monde et non pas juste pour lui en raison de son statut d'enfant.

Un enfant peut mordre pour de multiples raisons et c'est cela qu'il est important de chercher à comprendre.

Mordre, ce n'est que la conséquence d'un vécu difficile à exprimer autrement, pas la cause.

je vous invite à y réfléchir ensemble pour que l'on puisse aider votre enfant à se sortir de cette impasse en cherchant à le comprendre.

Je souhaite confier mon enfant mais j'ai peur qu'il se sente abandonné et je ne veux pas le faire souffrir.
Sandrine, Psychologie

 

Se séparer l'un de l'autre ne veut pas dire nécessairement abandonner. Votre enfant ne vivra pas la séparation comme un abandon si vous ne le vivez pas ainsi.

Cela nécessite, dans tous les cas, toute une préparation avec votre enfant et vous-même avant de le confier à la personne. Le professionel aura besoin de temps pour repérer comment vous fonctionnez avec votre enfant, de vous connaitre pour mieux s'adapter à vous deux et favoriser un climat de confiance.

Je trouve votre question intéressante et vous avez bien fait d'en parler. Elle n'est peut-être pas sans renvoyer à votre propre histoire d'enfant.

L'arrivée d'un enfant fait écho à son propre vécu d'enfant et peut faire ressurgir des blessures.

Un lien avec votre histoire personnelle...

Il peut être significatif de le repérer, de l'élaborer, ainsi permettre que le passé ne vienne pas s'en mêler et interférer dans l'histoire de votre enfant aujourd'hui. Prendre conscience et repérer pour que ce passé n'ait plus lieu d'être aujourd'hui.

Mon enfant pleure et je ne sais pas ce qu'il veut, je ne comprends pas.
J'ai beau lui demander ce qu'il a, pourquoi il pleure, il continue.
Je sens que ça commence à m'exaspérer. Sandrine, Psychologie

 

Vous n'êtes pas seul(e) à avoir cette interrogation. C'est une question fréquente de parents qui cherchent à comprendre leur enfant tout en étant en prise avec l'émotionnel en attendant parfois une réponse de la part de l'enfant.

Vous avez fait la plus grande partie du travail puisque vous avez pû prendre conscience de ce qui se passe et vous cherchez à le comprendre davantage.

Ce que vous vivez est compréhensible. Cela demande, en plus d'une certaine sensibilité, un entrainement et une connaissance du tout petit pour arriver à décoder et comprendre le fonctionnement d'un enfant. Vous y arriverez grâce à votre sensibilité à son égard et au temps passé auprès de votre enfant.

Il est bon de savoir qu'aucun bébé ne pleure pour tyraniser ses parents. Les appels et les cris sont un signal important dans la communication. C'est le seul moyen qu'il ait de rentrer en communication pour exprimer son inconfort ou son besoin d'attention.

Plutôt que de vouloir répondre à ses pleurs par un moyen extérieur (sein, détournement,...) essayer de répondre autrement, c'est à dire par le biais de la communication. Votre bébé a besoin de vous pour s'adapter à son nouvel environnement et se sentir en sécurité. La communication dont il a besoin se fait progressivement par vos paroles qui lui sont adressées, votre regard, le contact corporel, la caresse qui se fait doucement rassurante, enveloppante sur son corps (son ventre ou sur sa joue quand il est allongé), vos bras qui l'entourent et le contiennent.

 

Votre enfant pleure. Il exprime de cette façon un besoin auquel il faut répondre. Il vous envoie ainsi un message. Il a besoin de vous pour l'aider à le décoder.

La plupart du temps, il ressent son besoin physiologique mais ne sait pas lui même ce dont il s'agit.

D'une part il n'a pas toujours la parole pour le dire et d'autre part il ne fonctionne pas comme un adulte. Il se trouve bien démuni si en plus on lui demande ce qu'il a.

N' oublions pas qu'il arrive au monde et qu'il a beaucoup à apprendre. Il sent et ressent, là est son moteur. De là à savoir ce dont il a besoin, ce n'est pas possible pour lui avant un certain temps.

C'est sur les ressentis, émotions, mouvements de votre enfant que vous pouvez vous appuyer et faire confiance pour avancer.

 

Plus le bébé est petit, plus il besoin que vous passiez beaucoup de temps avec lui. Justement pour que vous puissiez repérer ses messages et arriver à mieux les interpréter, à connaître votre enfant et ainsi répondre de manière plus adaptée au moment voulu à ses difficultés.

 

Votre enfant n'a pas la connaissance encore de l'interprétation. Ce n'est que lorsque son besoin sera satisfait, qu'il se sentira bien que vous saurez alors de quoi il s'agissait.

Plus l'adulte mettra du temps à comprendre son message, décoder ses pleurs et répondre à son besoin, plus l'enfant restera bloqué dans son inconfort, son mal-être. Plus il passera du temps à pleurer plus ce sera difficile pour votre enfant, car il est entièrement dans sa douleur ce qui fait alors durer les pleurs même une fois le besoin satisfait parfois. Quand le parent ne comprend pas ce qui dérange véritablement l'enfant, c'est difficile pour l'enfant. Il est alors frustré de ne pas être compris et soulagé, pleure de plus belle pour faire comprendre que ce n'est pas cela dont il sent le besoin profond et le parent peut finir par être irrité. C'est un cercle vicieux dans lequel vous pouvez vous retrouver très vite et qu'il est bon de repérer pour ne pas le laisser s'installer au risque que la relation se détériore. Dans ce cas, il peut-être nécessaire de poser les choses, que l'on en parle ensemble pour comprendre le processus qui vous enferme et vous aider à en sortir.

 

Il faut parfois plusieurs essais avant de décrypter le message que votre enfant vous envoie. Lorsque vous lui faites des propostions (le changer, le nourrir, le bercer, le prendre dans les bras,etc...), prenez le temps de vous assurer, de vérifier que c'est bien de cela dont il s'agit. Si votre enfant semble calmé sur l'instant mais qu'il réitère rapidement ses pleurs, c'est peut-être que ce n'est pas ça dont il avait besoin et qu'il vous l'exprime de nouveau. Prenez le temps avec lui, continuez de chercher, observez, essayer de nouveau autre chose tout en prenant le temps, un espace de respiration (c'est à dire sans se jeter sur mille et une propositions). Vérifiez qu'il s'apaise vraiment quand il vous semble se calmer au départ de votre proposition, vérifiez que ce décodage est exact. Plutôt que la quantité de propositions, c'est surtout votre manière de le considérer à ce moment là qui aura un impact. Votre enfant sentira que vous chercher la solution à son problème. Cela vous aidera également à vous faire confiance et à chercher de plus en plus sereinement et efficacement. Comprendre le langage de sa communication non verbale.

 

Cela se retrouve à plusieurs niveaux.

Il m'arrive de voir des enfants de deux ans pleurer et s'énerver parce que leur parent ne comprend pas dés le début son besoin. Le parent lui rajoute une pression, une attente qui devient une exigence de la part de l'adulte pour l'enfant du « devoir tout savoir ».

Ce sont des enfants qui, à force de réagir ainsi avec eux, développent une exigence envers eux-même et sont malheureux quand ils n'arrivent pas à réaliser une tâche. Ils ont de quoi car le monde reste à apprendre, ils ont besoin qu'on les aide à le décrypter pas à leur mettre la pression en leur demandant d'emblée pour quelle raison ils pleurent et pourquoi ils n'y arrivent pas.

Cela ne peut que les énerver davantage, les mettre en difficulté, les angoisser. C' est juste car cela revient à les laisser tomber, les laisser seuls face à leur incompréhension et leur émotion, leur besoin d'être accompagné, en ne répondant pas à leur besoin premier. Cela se passe de manière insidueuse la plupart du temps, malgré la volonté du parent de bien faire. Il peut communiquer malgré lui de l'impatience, de l'incompréhension, de l'insatisfaction qui favorise cet état pour l'enfant.

 

Dans un premier temps, votre enfant a besoin d'être rassuré dans ce qui lui pose problème, besoin de recevoir votre affection, que vous même preniez le temps, lui dire (de manière posée) que c'est bien normal qu'il n'y arrive pas et que vous entendez et comprennez ses pleurs pour ensuite lui proposer d'en parler, de comprendre cela ensemble quand il se sent mieux et prêt.

 

Prenez le temps de le comprendre, de bien le connaitre en décodant ses pleurs, ses signaux au fur et à mesure du temps passé avec lui et en considérant ses émotions sans lui demander d'interpréter. Cette part vous revient en tant qu'adulte car vous êtes en capacité de le faire, pas lui. L'enfant n'est pas là- dedans au départ.

Vous allez y arriver. Comme il est dit : "C'est en forgeant que l'on devient..."

Quand et comment coucher mon enfant ?

 

Les enfants ont besoin des adultes pour les amener progressivement vers la nuit de sommeil. Cela se prépare en amont toute la journée par des rituels qui structurent et sécurisent l'enfant.

Les enfants ressentent énormément d'émotions en une seule journée. Ils ont besoin de temps d'apaisement le soir avant de pouvoir s'endormir. Et cela dès qu'ils rentrent de leur journée. Il ne s'agit pas de les solliciter ou de les énnerver par un jeu excitant. Ce n'est pas le moment. Des retrouvailles en douceur, des temps calmes partagés ensemble, du dialogue feront leur effet en temps venu.

 

Ce sont les adultes qui dirigent les enfants dans cet accompagnement en douceur. Les enfants ne sont pas en mesure de vous dire qu'il est temps d'aller se coucher. N'attendez pas que votre enfant soit épuisé non plus. Le coucher se prépare et se fait avant la fatigue et pas dans la précipitation non plus.

 

Dans le lit, éviter surtout les boites musicales qui s'éternisent ou engendrent plutôt la fête que l'apaisement. Cela ne ferait que solliciter son système nerveux orthosympathique et le mettrait en difficulté pour s'endormir ou dormir calmement pendant la nuit. Vous aurez bien compris que ce qui est recherché est le calme qui favorise la détente et entraîne ensuite l'endormissement (en activant cette fois le système nerveux parasympahique). L'intêret n'est pas de remplacer votre présence par un objet. Votre présence, il l'a déja en lui si elle a été de qualité et apaisante par l'ambiance installée progressivement avant.

 

Les enfants ont besoin de rituels qui seront répétitifs et toujours les mêmes. C'est ce qui va les rassurer. Les rituels créent des économies psychiques et permettent de s'assurer de la suite à venir (repères temporaux) sans incertitudes qui pouraient destructurer et angoisser l'enfant à terme. Les repas à heures régulières, le brossage de dents proposé sur un certain temps, la lumière qui se tamise dans la chambre, la présence de l'adulte qui apaise en racontant une histoire. Le même rituel de séparation, le bisous du au-revoir, la porte qui se ferme sans hésitation du parent. C'est ce qui structure un enfant et lui permet d'apprendre à se séparer de vous plus facilement donc de grandir. Sans ces repères spaciaux-temporaux, un enfant est soumis à l'angoisse de séparation et elle se manifestera probablement ailleurs dans sa journée ensuite.

 

Les enfants comprennent assez vite que dormir, c'est se séparer. Alors, oui, ils vous testent pour vérifier votre stabilité, qu'ils peuvent s'appuyer sur votre solidité rassurante qui pose la limite et la tient, que vous tenez bien les rênes de la maison, et ainsi vérifier que rien ne peut leur arriver de mal.

J'ai soif, un verre d'eau stp...encore une histoire...encore un calin...j'ai mal au ventre...qu'est-ce-que tu fais toi pendant que je dors? et j'en passe. Résister, c'est les sécuriser. Mettez-vous bien cela en tête et ça vous aidera dans les moments où vous êtes plus faillible. Il ne s'agit pas non plus de ne plus rien écouter. Tout est dans la modération biensur. Mais plus vous ferez en sorte d'aider votre enfant à se séparer sans détour, tout en l'aidant à se sentir serein par les rituels de soirée en amont, plus il se sentira en sécurité pour dormir et grandir.

Votre enfant a besoin de vérifier que se séparer, ce n'est pas si grave que ça. Que vous êtes à l'aise avec ce fait, que vous avez envie de le voir grandir aussi, pas de le rendre dépendant accroché à vos retours perpétuels dans sa chambre pour arriver à être capable de s'endormir.

 

Au fond, posez-vous la question honnêtement...Qui de vous deux a le plus de mal à ne pas faire prolonger ce temps de séparation? Vous n'avez pas beaucoup vu votre enfant dans la journée. Il est peut-être normal que vous ayiez envie d'en profiter un peu plus. Tenez-bon, courage! Vous aurez le week-end pour vous rattraper. Par contre votre enfant a besoin que vous soyiez solide et régulier dans cet accompagnement vers la nuit de sommeil. Sans hésitation aucune.

Une fois que vous lui aurez expliqué la fin du rituel, que vous vous reverrez le lendemain matin et que d'ici là vous ne reviendrez plus le voir dans sa chambre, que vous lui souhaitez une bonne nuit, vous restez ferme et solide, convaincu de ne plus avoir à revenir (légitimité et solidité de votre parole également et congruence avec vos actes donc relation sécure).

Vous l'aidez à grandir et serez bien plus aidant et structurant en résistant à la tentation que d'y retourner sans cesse en répondant à ses tests qui au fond ne sont que des vérifications de votre solidité.

Vous aussi, vous verrez que vous y trouverez votre compte quand vous n'aurez plus à y retourner du tout.

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